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24/08/2022

Sahelanthropus ouvre la marche de l’humanité

Basé à Poitiers, l’équipe de recherche du laboratoire Palevoprim publie aujourd’hui dans la prestigieuse revue Nature les résultats d’une enquête scientifique qui livre un partie des secrets de Sahelanthropus tchadensis.

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Une étude de Palevoprim, un laboratoire Poitevin

Les deux pieds sur terre, debout et à quatre pattes dans les arbres. Sahelanthropus tchadensis, il y a 7 millions d’années, combinait les modes de locomotion. Au terme de 5 ans d’études, menées par 9 chercheurs français et tchadiens dans le cadre d’une coopération scientifique, les fossiles de fémur et d’os de bras de Sahelanthropus tchadensis ont livré une partie de leurs secrets.

L’équipe de recherche du laboratoire Palevoprim, basé à Poitiers, publie aujourd’hui dans la prestigieuse revue Nature les résultats d’une enquête scientifique passant au crible 23 caractères de ces fossiles et les comparant à ceux de 20 espèces, actuelles et fossiles, de grands singes et d’humains.

À la question « Toumaï et ses pairs étaient-ils bipèdes ? » les scientifiques répondent : « Oui… mais pas que ! ». Les données collectées et analysées « renforcent le concept d’une locomotion bipède très précoce dans l’histoire de l’humanité, même si à ce stade d’autres modes de locomotion étaient également pratiqués. » La bipédie étant inhérente à l’homme, leurs découvertes corroborent le fait que Sahelanthropus est le plus ancien représentant connu du genre humain.