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Actualité | Culture | 09/03/2017

[EDITEURIALES] Séance de rattrapage : Pascal Picq au vif le public des Editeuriales

Pascal Picq au vif le public des Editeuriales - S. Laval

Diaporama

  • Le paléoanthropologue était à l’affiche de la 2ème soirée des Editeuriales, mercredi 8 mars 2017 pour évoquer son travail d’écriture et le rapport qu’il entretient avec son éditrice de Flammarion Mary Leroy.Le paléoanthropologue était à l’affiche de la 2ème soirée des Editeuriales, mercredi 8 mars 2017 pour évoquer son travail d’écriture et le rapport qu’il entretient avec son éditrice de Flammarion Mary Leroy.
  • La rencontre avec Pascal Picq et son éditrice Mary Leroy, était animée par Baptiste Liger de L’Express.La rencontre avec Pascal Picq et son éditrice Mary Leroy, était animée par Baptiste Liger de L’Express.
  • Le paléoanthropologue Pascal Picq est allé à la rencontre du public poitevin et a dédicacé son livreLe paléoanthropologue Pascal Picq est allé à la rencontre du public poitevin et a dédicacé son livre
Actualité | Culture | 09/03/2017

[EDITEURIALES] Séance de rattrapage : Pascal Picq au vif le public des Editeuriales

Le paléoanthropologue était à l’affiche de la 2ème soirée des Editeuriales, mercredi 8 mars 2017 pour évoquer son travail d’écriture et le rapport qu’il entretient avec son éditrice de Flammarion Mary Leroy.

Ecouter Pascal Picq, c’est s’interroger, se situer dans l’histoire de l’humanité, trouver des bribes de réponses au grand pourquoi de la vie. Le public qui s’est déplacé à la Médiathèque François-Mitterrand de Poitiers pour la deuxième soirée des Editeuriales, mercredi 8 mars, a pu en faire le constat. Et pour cause, le membre du Collège de France, aussi disert qu’éloquent, à travers le récit passionnant de ses recherches, revient toujours à la seule question qui vaille pour lui: comment sommes-nous devenus humains ?

« L’homme ne descend pas du singe ! »

Cette question, il y répond avec précision, exemples à l’appui, dans Premiers Hommes, son dernier livre sorti en octobre 2016 chez Flammarion. L’histoire commence il y a plus de 30 millions d’années, à la période de l’oligocène, lorsque sont apparus les singes modernes, puis, quelques millions d’années plus tard des hominoïdes, et enfin des hominidés. D’emblée, Pascal Picq rappelle au public poitevin une vérité qu’il lui semble bonne de marteler tant les clichés ont la vie dure: « Non, l’homme ne descend pas du singe! » Il note cependant que l’humain, tout comme le chimpanzé, le bonobo ou encore le gorille, est une des espèces issues de la famille des hominidés. « On peut dire en cela que certains singes sont plus proches de l’homme que des autres singes », approuve-t-il.

Devant le discours ciselé, précis et argumenté du paléoanthropologue, qui est parfois difficile d’accès à un public étranger aux matières scientifiques (et principalement la sienne), une question se pose: Comment son éditrice, Mary Leroy, s’est-elle débrouillée pour canaliser une telle énergie et accoucher d’un livre avec lui? « C’est simple. Je ne suis pas scientifique, je suis plutôt littéraire avec un fort penchant pour l’histoire, élucide-t-elle. Pascal Picq est un auteur idéal pour une éditrice car il a beaucoup d’idées et il est passionné par sa discipline. Pour autant, il faut parfois s’accrocher pour le suivre. Tout mon travail a été d’ordonner ses idées pour que le lecteur parvienne à se situer. » Dès lors, elle lui a soufflé l’idée de remonter « au plus loin des hommes » en essayant autant que faire se peut, de « créer du rythme, une intrigue, du suspens… Et parfois de « l’humour ». Car « en tant qu’éditrice, il ne faut jamais perdre de vue que même si le sujet est sérieux, le livre doit être plaisant à lire. Et ce, pour n’importe lequel public », assure Mary Leroy.

« Flammarion m’a permis de toucher un autre public »

C’est Mary Leroy qui a aussi permis à Pascal Picq de faire décoller ses ventes lorsqu’il est passé chez Flammarion en persuadant les libraires de ne pas classer les livres de son auteur dans le rayon Science, mais bien plutôt dans la catégorie Histoire. « Grâce à Flammarion, j’ai touché des publics que je n’avais pas l’habitude de capter », abonde l’auteur reconnaissant.

A l’occasion de la Journée de la Femme, le scientifique en a profité pour rappeler quelques vérités malheureusement irréfutables. « Notre espèce est la plus violente de toutes les espèces envers sa femelle. » Un constat amer tiré de son étude des animaux, et particulièrement des grands singes, qui, dit-il, apporte des éléments de réponse sur la société humaine dans ses relations politiques et sociales. Avant d’asséner une autre vérité tout aussi préoccupante: « D’ici 2050, toutes les espèces de singes auront disparu. » Autre constat amer.