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Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers : un trésor sur ses murs

Dossier | Patrimoine | 22/01/2016
Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers : un trésor sur ses murs - DRAC/CRMH Poitou-Charentes/Yannick Comte
Dossier | Patrimoine | 22/01/2016

Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers : un trésor sur ses murs

Après un an de chantier ce sont 600m² d’un fabuleux décor peint du 13e siècle qui ont été dégagés et révèlent une œuvre picturale exceptionnelle, dans le transept sud de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, dissimulée depuis le 18e siècle sous le badigeon. A l’heure où la restauration commence, une campagne d’investigation est menée sur l’ensemble de la cathédrale pour y rechercher des traces de peintures murales. 

Restauration en cours

En ce début de l’année 2016, le temps de la restauration emboîte le pas à la phase de dégagement. L’équipe de spécialistes consolide, réintègre les décors, traite les lacunes. François Jeanneau, Architecte en chef des Monuments Historiques, pilote l’intervention : « Le parti-pris général retenu et le protocole de restauration visent à préserver l’authenticité de l’œuvre. Ce que l’on souhaite présenter c’est la peinture d’origine et non pas un décor recomposé, refait. » 

« Une grande chance pour Poitiers »

L’œuvre du transept sud apparaît déjà fascinante, tant par l’unité de son iconographie que par la finesse de ses détails, l’emploi de pigments précieux et l’élégance des personnages. François Jeanneau insiste : « Nous savions que la cathédrale recelait un trésor sur ses murs. Petit à petit nous allons le découvrir. Cela va certainement apporter un regard nouveau, différent, d’une part cette architecture, et d’autre part sur les décors de ces grands édifices. Et cela va apporter beaucoup à la ville de Poitiers car la cathédrale n’était pas forcément le 1er édifice que les touristes visitaient. C’est une grande chance pour Poitiers. »

 

Prolongements envisagés dans le transept sud

Si l’Etat a décidé de dégager et restaurer les parties hautes du décor peint du transept sud, la question de traiter les parties basses, c'est-à-dire les 300 m² restant sous la balustrade, est désormais d’actualité. Il n’est pas exclu que celles-ci fassent l’objet d’une phase ultérieure. La décision prendra en compte l’état d’altération des peintures et la présence du retable du 17e siècle susceptible de poser un problème de cohabitation visuelle. 

Vitraux et serrurerie sont aussi restaurés

Simultanément, les vitraux du 13e siècle (vraisemblablement contemporains des peintures) et la serrurerie du 18e siècle du transept sud font l’objet d’une restauration.