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Accueil périscolaire : les enfants de l’école maternelle Charles Perrault donnent vie à des marionnettes

Dossier | Education | 27/01/2016
Les enfants deviennent magiciens : à partir des objets répartis dans la salle, ils composent les éléments d’un visage pour donner vie à leur marionnette - Daniel Proux
Dossier | Education | 27/01/2016

Accueil périscolaire : les enfants de l’école maternelle Charles Perrault donnent vie à des marionnettes

Jeudi 21 janvier 2016, 9 enfants de l’accueil périscolaire de l’école Charles Perrault, dans le quartier des Couronneries, ont participé à une activité psychomotrice originale avec une marionnettiste professionnelle. Inscrite dans le projet pédagogique transversal des temps d’accueil périscolaire « De la tête aux pieds », cette activité était destinée à sensibiliser les enfants à l’expression corporelle.

Bouger son corps

La séance démarre par une histoire que chaque enfant raconte avec son corps, accompagné par les gestes et la voix de Sylvie Lhuillier, marionnettiste de la compagnie Le Loup qui zozote. 

« Pour être un vrai marionnettiste, on utilise tout son corps, on prête sa voix aux marionnettes » explique Sylvie. Les enfants approuvent et explorent de nouveaux mouvements.  

L’objectif ? « Apprendre à s’investir corporellement dans un récit. En transformant sa main en personnage, l’enfant expérimente sa 1ère marionnette » précise Sylvie.

Cette activité est la seconde d’un cycle de 4 orchestré par l’artiste avec l’appui des agents chargés de l’accueil périscolaire.

Evoluer dans l’espace

En animant les corps des marionnettes réalisées lors de la séance précédente, les enfants découvrent une autre manière de se déplacer, décomposent leurs pas, appréhendent l’espace qui les entoure. 
 
Des boîtes en carton, des bidons, des bouchons, de vieux ustensiles de cuisine sont ensuite disséminés dans la pièce. Les enfants « se promènent dans cette forêt d’objets récupérés ». Ils sont invités par l’intervenante à se positionner devant un objet blanc, un objet en bois, votre objet préféré. 
 
La capacité d’observation des enfants est sollicitée et ils sont amenés, toujours par le jeu, à réfléchir à la nature des choses, des matières qui les entourent.

Construire avec l’imaginaire

L’imaginaire est sollicité : Tia, Lucile et les autres inventent une identité à chacun des corps sans tête, élucubrent sur ce que la marionnette en devenir aime particulièrement faire. « C’est un bonhomme qui fait du cirque et du yoya [ndrl : yoga] » assure Mathilde. 
 
Les enfants deviennent magiciens : à partir des objets répartis dans la salle, ils composent les éléments d’un visage pour donner vie à leur marionnette. « Ce bouchon c’est pas un bouchon, c’est son œil » murmure pour lui-même Killian. S’il y a les fonceurs et les indécis, les choix de détournement se font toujours en commun. Les enfants votent à main levée pour décider quel élément deviendra bouche, yeux, nez. 
 
Cette expérience, enthousiasmante pour les enfants, stimule la créativité individuelle de l’enfant tout en la valorisant au sein du groupe. De plus, « les enfants portent un autre regard sur les objets du quotidien » note l’intervenante. 

Vivre un moment privilégié avec un artiste

Tout au long de la séance, les enfants se sont lancés avec plaisir dans le monde imaginaire de l’artiste Sylvie Lhuillier. En sa compagnie, ils ont vécu un moment riche en découvertes. La marionnettiste les a conduits vers leur propre expression avec leur propre corps, leur propre imaginaire. 
 
Elle conclut : « Les enfants vont aborder l’expression orale en prêtant leurs voix aux marionnettes qu’ils ont créé. Avec un dictaphone, ils seront enregistrés et pourront faire dialoguer ensemble les marionnettes. Leurs productions seront exposées au musée Sainte-Croix. »