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Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation : intégration par la citoyenneté

Dossier | Action sociale | 07/06/2016
L'équipe du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation - Poitiers
Dossier | Action sociale | 07/06/2016

Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation : intégration par la citoyenneté

Le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) organise des stages de citoyenneté dans le cadre de peines avec sursis et mise à l’épreuve. La Ville de Poitiers intervient au cours de ces stages, dont l’objectif est de casser les représentations négatives, en expliquant ses actions et son rôle.

3 jours de stage

Le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) de la Vienne organise des stages de citoyenneté pour les personnes condamnées à une peine avec sursis avec mise à l’épreuve, à un travail d’intérêt général et parfois sur la base du volontariat.
 
« L’objectif est de montrer aux participants qu’ils appartiennent pleinement à la société et aussi de définir les principes de la vie ensemble », explique Pauline Lamy, responsable du milieu ouvert du SPIP.
 
Ils abordent également au cours de ces stages de citoyenneté : l’intégration des personnes handicapées, l’engagement bénévole, l’égalité homme-femme ou la place des maisons de quartier dans la vie quotidienne.

Rencontres avec un sociologue et un élu

Les stagiaires rencontrent d’abord le sociologue et universitaire Fabrice Raffin. « Des notions telles que la démocratie, la violence, les discriminations, la liberté ou le consentement sont abordées de manière interactive. Les participants ne sont pas forcément à l’aise au départ mais la parole se libère au fur et à mesure », souligne Pauline Lamy.
 
L’après-midi, Jacqueline Gaubert, adjointe au Maire chargée de la vie des quartiers, des budgets participatifs et de la citoyenneté, et Étienne Royer, chargé de mission citoyenneté et lutte contre les discriminations, interviennent sur le rôle d’un élu mais aussi sur les budgets participatifs, le coût des incivilités ou le dispositif du service civique. « C’est une manière de changer leurs représentations souvent négatives des personnes qui incarnent une fonction ou un statut », poursuit Pauline Lamy.

Jeu de rôle : les justiciables rendent la justice

Lors de la deuxième journée, les participants intègrent les coulisses de la justice. « Ils ont été condamnés mais cette fois ils passent de l’autre côté de la barrière », indique Isabelle El-Bez, conseillère  pénitentiaire d’insertion et de probation.
Après l’intervention de Franck Wastl-Deligne, Président du Tribunal de grande instance, les stagiaires enfilent les robes d’avocats et de juges et jouent une audience correctionnelle. « Ils découvrent souvent que c’est compliqué de rendre la justice », sourit Pauline Lamy.