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La future cité judiciaire prend forme

Dossier | Vie de la Cité | 14/03/2017
Lundi 13 mars 2017, Alain Claeys, Député-Maire de Poitiers accompagné de Thierry Hanouët, Premier Président de la Cour d’appel de Poitiers, Dominique Moyal, Procureure général de la Cour d’appel de Poitiers et Nicolas Fournel, Directeur de programme de l’APIJ a visité le chantier de la future cité judiciaire de Poitiers, qui verra le jour en 2019 sur le site du lycée des Feuillants. - Poitiers

Diaporama

  • Dans le majestueux bâtiment ancien, l’amiante, le plomb, les planchers menaçant de s’affaisser ont été déconstruits, évacués. Les disgracieux escaliers métalliques de secours et nombre d’éléments malmenés par les ans ont été retirés.Dans le majestueux bâtiment ancien, l’amiante, le plomb, les planchers menaçant de s’affaisser ont été déconstruits, évacués. Les disgracieux escaliers métalliques de secours et nombre d’éléments malmenés par les ans ont été retirés.
  • Côté rue des Feuillants, sur la cour arrière, les volumes de la prochaine extension ultramoderne se dessinent désormais.Côté rue des Feuillants, sur la cour arrière, les volumes de la prochaine extension ultramoderne se dessinent désormais.
  • Les gracieuses colonnes de pierre, l’emblématique rampe de l’escalier d’honneur sont empaquetées pour parer à toute « casse » inopinée.Les gracieuses colonnes de pierre, l’emblématique rampe de l’escalier d’honneur sont empaquetées pour parer à toute « casse » inopinée.
  • L’ancestrale charpente est renforcée.L’ancestrale charpente est renforcée.
Dossier | Vie de la Cité | 14/03/2017

La future cité judiciaire prend forme

Lundi 13 mars 2017, Alain Claeys, Député-Maire de Poitiers accompagné de Thierry Hanouët, Premier Président de la Cour d’appel de Poitiers, Dominique Moyal, Procureure général de la Cour d’appel de Poitiers et Nicolas Fournel, Directeur de programme de l’APIJ a visité le chantier de la future cité judiciaire de Poitiers, qui verra le jour en 2019 sur le site du lycée des Feuillants. Sur cette parcelle de près de 2 hectares les équipes s’activent.

Un chantier qui avance

Dans le majestueux bâtiment ancien, l’amiante, le plomb, les planchers menaçant de s’affaisser ont été déconstruits, évacués. Les disgracieux escaliers métalliques de secours et nombre d’éléments malmenés par les ans ont été retirés. L’enveloppe de l’édifice est étayée de toutes parts. Des planchers béton à haute résistance sont coulés progressivement sur des résilles métalliques ancrées dans les vieux murs. L’ancestrale charpente est renforcée.

Le traitement de la couverture, des façades, des huisseries sont menés simultanément. Les gracieuses colonnes de pierre, l’emblématique rampe de l’escalier d’honneur sont empaquetées pour parer à toute « casse » inopinée.

Côté rue des Feuillants, sur la cour arrière, les volumes de la prochaine extension ultramoderne se dessinent désormais. Les engins ont excavé le terrain « presque à la petite cuillère » pour ne pas malmener la stabilité du bâti existant. Plus de 20 000 m³ de roche et de remblai ont été évacués via un tunnel spécialement percé sous le bâtiment principal. Ainsi, 2 000 semi-remorques ont pu gagner le boulevard sans encombrer les rues adjacentes.

Bientôt, une semelle en béton de 2,5 m viendra supporter l’extension surmontée d’un jardin. Destinée à abriter 8 salles d’audience et la salle des pas perdus, son édification va constituer un nouveau défi : la grande salle doit reposer sur un plancher en V et être coiffée d’un plafond forme d’hyperbole.

Chacune des opérations se fait sous l’œil attentif de l’Architecte des Bâtiments de France : la réhabilitation du bâtiment est soumise à des prescriptions spécifiques car façades et escalier d’honneur sont protégés au titre des Monuments Historiques et le chantier est mené en secteur sauvegardé.

Toutes les juridictions réunies en un seul site

L’opération du futur Palais de Justice de Poitiers consiste au regroupement de la Cour d’Appel, la Cour d’Assise, du Tribunal de Grande Instance, du Tribunal d’Instance, du Conseil de Prud’hommes et du Tribunal de Commerce sur un même site, l’ancien lycée Feuillants, proche du centre historique de la ville.
Le rassemblement de l’ensemble des fonctions de l’institution judiciaire en un même site facilitera les démarches des citoyens. L’éventuelle création d’une Maison des avocats dans l’une des deux ailes de l’ancien Lycée des Feuillants appartenant à la Ville de Poitiers, pourrait idéalement compléter l’offre du site.  
« Cet ensemble constitue un projet magnifique pour Poitiers, un nouveau quartier qui reliera le Centre-ville au Clain. » explique Alain Claeys, Député-Maire de Poitiers.

Bien plus qu’un aménagement d’un site administratif

Le projet est bien plus vaste que l’aménagement d’un simple site administratif et c’est en cela qu’il concerne tous les Poitevins.
Le jardin de 4 000 m², aménagé entre les 2 ailes d’internat (le long du boulevard du Maréchal de Lattre de Tassigny) sera rétrocédé à la Ville dès l’achèvement des travaux et sera ouvert sur l’extérieur grâce à la démolition partielle du mur d’enceinte - ajouré de grilles - et à la création de plusieurs accès, pour créer une circulation douce entre le Centre-ville et les berges du Clain.
La Ville veille tout particulièrement à la mise en valeur des abords de ce futur lieu d’activités, comme en témoignent les récents aménagements du secteur de Pré-l’Abbesse et la passerelle Montbernage.

Un chantier titanesque en quelques  chiffres

Le chantier de la future cité judiciaire est sous la maîtrise d’ouvrage de l’Agence publique pour l’immobilier de la Justice. La maîtrise d’œuvre est assurée par le cabinet d’architectes Vincent Brossy & associés. Les travaux sont réalisés par SOGEA Atlantique BTP, filiale du groupe Vinci, Il représente notamment :

  • 54 M d’€ de budget global

  • 5 000 m³ de béton à couler

  • 390 tonnes d’armatures métalliques pour les ouvrages en béton armé

  • 3 100 m² de surface vitrée

  • 9 ascenseurs

Les ailes latérales donnant sur la cour d’honneur sont propriété de la Ville de Poitiers. L’une est louée à Sogeba Atlantique BTP durant les travaux. A l’issue du chantier, la municipalité envisage de céder ou de louer ces bâtiments offrant une surface utile d’environ 2 000 m².