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Coopération médicale entre Poitiers et la Lybie

Dossier | Recherche | 30/05/2017
 - Ville de Poitiers
Dossier | Recherche | 30/05/2017

Coopération médicale entre Poitiers et la Lybie

C’est une avancée médicale importante que s’apprête à vivre une cinquantaine de chirurgiens libyens. D'ici à la fin de l’année, ils passeront plusieurs semaines à Poitiers pour être formés aux techniques de coelioscopie (interventions chirurgicales par le biais d'incisions de petites tailles). À l’initiative de ce projet de partenariat : le Docteur Jérôme Cau, chirurgien vasculaire à la Polyclinique de Poitiers et chercheur à l'Inserm (CHU de Poitiers).

Une première mondiale

Le programme de formation, qui débutera en octobre, est financé par le ministère des affaires étrangères et l’association de solidarité internationale d’aide à la coopération technique et au développement (ACTED), l’une des plus importantes ONG françaises, grâce à des fonds européens. Tout ce programme voit le jour grâce à la coopération de nombreux acteurs à l’échelle locale tel que le CNRS, la fac de médecine et le CHU de Poitiers, la municipalité…
Cette coopération est née de l’expérience de Jérôme Cau en Libye : « J’ai exercé pendant 4 ans en Libye, à Benghazi, pendant la Révolution. Les opérations sous cœlioscopie n’y sont que peu pratiquées. Les patients doivent donc être transférés vers d’autres pays. Ce n’est pas une solution. De retour à Poitiers fin 2014, j’ai monté ce projet de coopération entre la France et la Libye pour que des chirurgiens apprennent ici et deviennent autonomes. »

L’excellence médicale française et poitevine s’exporte

Si cette coopération internationale est déjà en elle-même une belle réussite, elle le sera d’autant plus par les outils pédagogiques utilisés. En effet, Jérôme Cau travaille depuis plusieurs années avec le laboratoire Robioss de l’institut PPrime. Il a mis au point avec le professeur Saïd Zeghloul un nouveau système d’apprentissage grâce à la capture de mouvements. « Nous y travaillons depuis 8 ans et l’utilisons déjà avec des étudiants. Il va désormais sortir du domaine expérimental. »
Le principe ? Des capteurs enregistrent les gestes d’un chirurgien expérimenté lors d’une intervention. Les apprenants, eux aussi équipés de capteurs, reproduisent l’intervention et l’ordinateur leur indique si leur position et le geste réalisé sont bons ou non.

Le programme en chiffres

Les chirurgiens seront formés :

  • 1 semaine à Tunis

  • 2 à 3 semaines à Poitiers (par session d’une semaine).

  • Ils viendront en binôme : 1 chirurgien avec 1 infirmière de bloc.

  • Les formations concerneront 7 binômes à chaque fois.

  • Au total, une cinquantaine de chirurgiens seront concernés.