Recherche libre dans le site
Partager...

Réserves muséales : le chantier des collections, une course de fond(s)

Dossier | Culture | 25/10/2017
Le « chantier des collections » s’attelle à traiter 1 200 000 objets avant leur transfert en 2019 dans le nouveau bâtiment -
Dossier | Culture | 25/10/2017

Réserves muséales : le chantier des collections, une course de fond(s)

C’est un chantier corollaire à la construction des réserves muséales. Le « chantier des collections » s’attelle à traiter 1 200 000 objets avant leur transfert en 2019 dans le nouveau bâtiment.

Celui qui vit l’expérience d’un déménagement l’apprend à ses dépens : il est possible de découvrir de la vaisselle en mille morceaux, de consacrer des semaines à chercher un ustensile égaré dans des cartons encore pleins.
La problématique vaut aussi lors d’un transfert de collections muséales. Pour empêcher que l’opération ne vire au cauchemar, toute une chaîne logistique est mise en place au service des œuvres.

Une procédure méthodique

Une équipe scientifique d’agents du musée Sainte-Croix est mobilisée à cet effet depuis janvier 2017. Une convention pluriannuelle entre la Ville et l’Institut national du patrimoine (INP) permet également de faire participer des élèves restaurateurs à l’occasion de 4 chantiers école et de stages.

Avec plus de 40 points de stockage disséminés dans 9 bâtiments, les collections des réserves sont traitées en fonction de leur localisation actuelle. « Nous travaillons méthodiquement, lieu par lieu », explique Nathalie Louis, régisseur au musée Sainte-Croix. « Dans les salles affectées aux réserves, les objets sont en majorité rangés par typologie. Ainsi, traiter la salle sculpture évite de se disperser. Et si une pièce sculptée est stockée dans un autre lieu, elle vient rejoindre cette catégorie d’œuvres après traitement. » Chaque objet est identifié, dépoussiéré, photographié, enregistré dans une base de données. « La saisie est capitale pour assurer la traçabilité des œuvres. »

Si besoin, une consolidation est réalisée afin que l’œuvre ne pâtisse pas du transport ultérieur. In fine, chaque objet est soigneusement emballé dans un conditionnement approprié et stocké.

Site occupé

Le chantier des collections se déroule « en site occupé » puisque le musée reste ouvert au public. Contraintes spatiotemporelles obligent, la salle d’expositions temporaires est réquisitionnée pour le chantier qui doit être achevé pour le transfert en 2019.

Hautes exigences

Chaque objet est reconditionné dans un contenant approprié : papier bulle ou papier de soie, calé par de la mousse dans une caisse en bois ou rangé dans l’une des 3 000 boîtes en polypropylène commandées pour le transfert.