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Du bio et du local au menu des restaurants scolaires de Poitiers

Dossier | Education | 10/09/2018
Sans attendre 2022, la Ville de Poitiers a décidé de monter à 50 % le taux d’aliments issus de l’agriculture biologique et des circuits courts dans les assiettes des enfants et seniors. - Iboocreation
Dossier | Education | 10/09/2018

Du bio et du local au menu des restaurants scolaires de Poitiers

Sans attendre 2022, la Ville de Poitiers a décidé de monter à 50 % le taux d’aliments issus de l’agriculture biologique et des circuits courts dans les assiettes des enfants et seniors.

Dès 2019, 50 % des aliments issus de l’agriculture biologique, de circuits courts et d’exploitations agricoles de proximité ou de produits labellisés ou certifiés

Saviez-vous que le projet de loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable », voté au printemps 2018, prévoit un objectif de 50 % de produits bio, locaux ou certifiés (IGP, label…) dans la restauration collective d’ici 2022 ?

À Poitiers, la Ville devance le projet gouvernemental. Dès 2019, 50 % des aliments utilisées pour les repas des restaurants scolaires, résidences autonomie et EHPAD de Poitiers, seront issus de l’agriculture biologique, de circuits courts et d’exploitations agricoles de proximité ou de produits labellisés ou certifiés. Pour mémoire, 6 500 repas sont préparés dans les 2 cuisines centrales de la Ville, dont 5 000 servis quotidiennement dans les 31 restaurants scolaires.

À Poitiers, l’attention portée à l’origine des produits n’est pas nouvelle. « Nous sommes déjà à près de 43 % d’alimentation durable dans nos approvisionnements », explique Sylvestre Nivet, directeur du service Restauration collective de la Ville.

De nombreux produits de producteurs locaux se retrouvent déjà dans les assiettes. Fruits et légumes des maraîchers de Vendeuvre du Poitou, lentilles et quinoa de Lhommaizé, yaourts de Vicq-sur-Gartempe, pain bio de Saint-Benoit, broyé et tourteau fromager made in Poitiers, agneau de Poitou-Charentes…

Des retombées pour l’économie locale

La Ville passe des contrats avec chaque producteur, s’engageant sur le volume, le tarif, la durée. « Pour nous, qui restons des artisans, c’est une vraie sécurité et une visibilité avec des volumes assurés », confirme Alice Guilly, à la tête de la Fabric d’Alice, qui fournit les cuisines centrales de Poitiers en pâtes, transformées sur son exploitation familiale céréalière à Senillé. Une semaine par mois, son unité de production est spécialement dédiée aux restaurants scolaires poitevins.

Même écho pour l’Huilerie des Petits clos, à Chauvigny. Jean-François Lidon livre, une fois par mois, 60 litres d’huile de tournesol issue de son exploitation. Des volumes qui vont augmenter cette rentrée. « Sur les marchés, nous ne savons jamais ce que nous allons vendre. Cette contractualisation nous donne une garantie sur la durée, permettant de faire tourner le matériel en permanence et de l’amortir plus vite », explique l’agriculteur céréalier. « Nous sommes vertueux sur le sourcing, l’origine et la qualité des produits mais aussi sur l’aspect nutritionnel : nous avons introduit des repas sans protéines d’origine animale une fois par semaine », complète Sylvestre Nivet.