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Des robots dans les classes de la Ville de Poitiers

Dossier | Education | 04/02/2019
Des robots dans les classes de la Ville de Poitiers - Nicolas Mahu
Dossier | Education | 04/02/2019

Des robots dans les classes de la Ville de Poitiers

Depuis 2017, la Ville de Poitiers a acquis 50 robots dans 11 malles connectées. Les enseignants des écoles maternelles et élémentaires les utilisent pour initier les élèves à la robotique et la programmation.

Au programme de l’Education nationale

Les nouveaux programmes de 2016, de la maternelles à l’élémentaire prévoient l’initiation au codage. « Dans un monde numérique, les élèves peuvent ainsi comprendre le codage et la robotique. Ils sont acteurs des mouvements du robot» décrit Patrick Nuer, conseiller pédagogique dans la Vienne pour le Numérique de l’académie de Poitiers. « Nous avons des retours très positifs sur les apprentissages des notions de mathématiques et de sciences mais aussi de Français. Tout ça de façon ludique.

Thymio ou Blue-Bot dans les écoles de Poitiers

Avec leurs capteurs, ils réagissent au son et à la chaleur. Ces petits robots reconnaissent les couleurs pour mieux se déplacer sur un parcours. Grâce aux boutons sur leurs dos ou par  l’ordinateur, les robots sont programmés et répondent aux consignes des enfants.

Des élèves conquis

A l’école Georges Brassens, Milana, Angelo et leurs camarades de CP ont été conquis pas ces petits robots. Leur enseignant François Dugas aussi : « Nous faisions des séances de 30 minutes. L’avantage c’est que les enfants voient concrètement et rapidement le résultat de leur programmation ».

« Les robots avançaient sur les feuilles où on avait fait des dessins. Il fallait appuyer sur des flèches pour que le robot avance et mange les bonbons » explique Milana.

« C’était parfois difficile pour que le robot fasse vraiment ce qu’on lui demandait » complète Angelo. « Dès fois il faisait n’importe quoi » observe Pierre-Alexis.

Avant de se lancer, en classe, pendant une période (entre deux vacances scolaires) , les enseignants volontaires bénéficient d’une demi-journée de formation pour se l’approprier, Elodie Brissiaud est enseignante en CE1-CE2 à l’école Pablo Neruda. Elle a pu réserver une malle jusqu’aux vacances d’avril et croit au potentiel du robot à créer les déclics de l’apprentissage nécessaire à certains élèves.

« C’est très motivant de pouvoir faire découvrir de nouvelles choses à nos élèves de manière différentes. Pour ma part, je pense pouvoir notamment aborder les notions de distance. » 

Côté maternelle, les robots sont aussi très accessibles. « Nous allons passer par des mouvements de leur propres corps dans l’espace pour envisager ceux des robots mais aussi travailler au niveau du langage des objets » poursuit Carole Grissault, enseignante de Grande section à l’école Jacques Brel qui convient qu’elle aussi a appris beaucoup de choses grâce à ces petits robots.