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Un vaste projet de patrimoine municipal à énergie positive

Dossier | Transition énergétique | 24/09/2020
À l'image de la Maison de quartier de Saint-Éloi, toutes les rénovations et constructions de bâtiments se feront avec un objectif d'énergie positive. - Nicolas Mahu
Dossier | Transition énergétique | 24/09/2020

Un vaste projet de patrimoine municipal à énergie positive

La Ville de Poitiers possède un grand nombre de bâtiments : écoles, crèches, mairies, maisons de quartier, bâtiments administratifs… Pour réduire leur consommation énergétique et donc leur impact sur l’environnement, la nouvelle équipe lance un vaste projet de patrimoine municipal à énergie positive. Explications.

« Nos constructions devront être a minima neutres en termes de consommation d’énergie »

Avec 267 000 m² de bâtiments à chauffer, les consommations d’énergie s’avèrent très élevées (2 millions d'euros en 2019). Partant de ce constat, la nouvelle équipe municipale a l’ambition de mettre en place progressivement un patrimoine à énergie positive. Nathalie Rimbault-Hérigault, adjointe à la Maire en charge du Patrimoine municipal et des ERP et Didier Dargère, conseiller municipal en charge du Patrimoine à énergie positive expliquent : « L’objectif final de tous les projets que nous engagerons sera de réduire notre consommation énergétique et ainsi nos émissions de gaz à effet de serre. Nos constructions devront être a minima neutres en termes de consommation d’énergie. Il faudra donc produire sur place, quand cela sera possible, l’énergie nécessaire au chauffage, à la lumière, à l’eau chaude. » Pour y aboutir, des systèmes de production d’énergie tels les panneaux solaires et panneaux photovoltaïques seront intégrés aux projets de construction.

Utilisation de systèmes de chauffage performants et peu consommateurs

En parallèle, les consommations d’énergie devront être diminuées au maximum par l’utilisation de systèmes de chauffage performants et peu consommateurs comme les chaudières au bois ou par l’utilisation de matériaux isolants comme le bois et la paille… « Ces investissements seront plus coûteux au moment de la construction ou de la rénovation mais permettront à long terme de réduire la facture énergétique. »

Un diagnostic lancé à l'automne

Afin de connaître l’état du patrimoine municipal, un diagnostic sera engagé dès l'automne 2020 avec une première phase portant sur 8 à 10 bâtiments. Pour ce faire, une enveloppe de 200 000 € est prévue sur 2 ans avec 50 000 € prévus au budget 2020. Des indications sur les premiers sites sont attendus au printemps 2021. « Ceci va nous permettre de confirmer les priorités que nous avions envisagées et déterminer où des travaux sont nécessaires », expliquent les deux élu.e.s. « Nous allons poursuivre les travaux engagés dans les écoles. Nous avons aussi pour projet de rénover deux ou trois maisons de quartier comme le centre socioculturel des Trois Cités, Cap sud et Le Local. » Le diagnostic se poursuivra les années suivantes. « Le chantier de la rénovation du patrimoine municipal est titanesque. Nous savons qu’il sera impossible de tout faire en 6 ans mais l’important est d’enclencher cette dynamique vers l’énergie positive. »

Les premières échéances

Dès septembre 2020, les élu.e.s vont se pencher sur les projets déjà lancés par le précédent Conseil municipal, comme :

  • la construction de l’école maternelle Montmidi,

  • la rénovation du groupe scolaire Andersen,

  • les nouveaux locaux de l’EESI

  • le renouvellement urbain des Couronneries.

 « Nous allons devoir nous positionner sur des projets dont nous ne sommes pas à l'initiative. Nous inclurons dès que possible des énergies renouvelables, même si ceci n’était pas prévu initialement. »

Une gestion du patrimoine raisonnée

En parallèle des travaux de rénovation et de construction, la gestion du patrimoine municipal sera au coeur des préoccupations. « Poitiers est propriétaire d’un patrimoine très important, supérieur à ce que possèdent en moyenne les villes de même taille », précise Nathalie Rimbault-Hérigault, adjointe à la Maire en charge du Patrimoine municipal. « Nous devrons certainement nous séparer de certains bâtiments qui ne nous servent plus par exemple. »

Autre défi : reloger des associations qui aujourd’hui ne bénéficient plus de locaux adaptés et réfléchir à une mutualisation des espaces.