Recherche libre dans le site
Accueil | Mairie | Budget | Budget
  • Budget 2016

    Budget 2016

    Le lundi 4 avril 2016, le Conseil municipal a voté le budget 2016. 4 points sont à retenir : non augmentation du taux de fiscalité pour la 6e année consécutive, un programme d’investissement en hausse, des dépenses de fonctionnement maîtrisées et une dette optimisée.

    Pas d’augmentation du taux d’imposition pour la 6ème année consécutive

    Le Conseil municipal maintient un abattement général à la base de 15 % sur la valeur locative de chaque foyer pour favoriser les ménages les plus modestes. La taxe d'habitation de chaque foyer est ainsi diminuée de 111 euros. En 2015, il a représenté 4,8 millions d’euros. Si cet abattement n’était plus reconduit, il permettrait de baisser les taux de 4 points, mais modifierait largement la contribution de chacun des contribuables.

    • 48% des Poitevins payent la taxe d’habitation

    La taxe d’habitation est établie en fonction de la situation de chaque ménage au 1er janvier de l’année d’imposition. Compte tenu des revenus et des situations, 34 % des Poitevins bénéficient d’un dégrèvement partiel et 18% des Poitevins ne payent pas de taxe d’habitation.

    • Faible baisse de concours de l’Etat

    Dans le cadre d’une péréquation sociale, les dotations calculées sur le niveau réel de richesse des communes permettent à Poitiers de bénéficier d’une hausse de 1,6 millions d’euros de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU), de 0,3 millions d’euros du Fonds de Péréquation des ressources Intercommunales et Communales (FPIC) et de 0,1 millions d’euros de la Dotation Nationale de Péréquation (DNP). 
    En effet, la DSU est notamment calculée sur le nombre de bénéficiaires de l’allocation logement. C’est donc en partie grâce à ses étudiants, dont 75 % perçoivent l’allocation logement, que la DSU augmente et que la baisse globale des dotations est atténuée. 

    Un programme d’investissements en hausse

    Le programme d’investissement 2016 sera de l’ordre de 26,5 M€ en brut. Ces investissements concerneront principalement :

    • Vie culturelle (6,2 M€) : restauration des monuments historiques, du Confort Moderne etc… 

    • Cadre de vie et espace public (5,7 M€) : projet de valorisation de l’Îlot Tison etc…

    • Education (5,2 M€) : travaux dans les groupes scolaires Charles Perrault, Alphonse Daudet et Paul Blet, réhabilitation et extension du Groupe scolaire Pablo Neruda, etc… 

    • Vie de quartier et la citoyenneté (2,7 M€) : Fin de la réhabilitation du Centre d’animation de Beaulieu, travaux dans les équipements (mairies, city park...) de quartier, budgets participatifs.

    • Développement urbain (2,2 M€) : Opérations dans le cadre de l’ANRU (Agence Nationale de Renouvellement Urbain).

    • Environnement de travail (2,8 M€) : Différents aménagements au Centre Technique Municipal, etc…

    • Divers bâtiments (0,9 M€) : Mise en conformité et de sécurité du patrimoine de la collectivité.

    • Cohésion sociale et solidarité (0,8 M€)

    Le programme pluriannuel d’investissement a été fixé à 140 millions d’euros pour la durée du mandat. A noter qu'un certain nombre de compétences (transports, sport, déchets, eau...) ne sont pas dans le budget de la Ville car elles dépendent de l’agglomération de Grand Poitiers.

    Des dépenses de fonctionnement maîtrisées

    • Une diminution des dépenses de fonctionnement courant de 2,0 %

    Cette baisse résulte principalement des investissements réalisés en faveur des économies d’énergie, des efforts de gestion dans ce domaine et de l’évolution des prix. 

    • Une maîtrise de la masse salariale

    L’ensemble des dépenses nettes de personnel (salaires, fonctionnement courant et autres dépenses) progresse de près de 1,6 % sur le périmètre après mutualisation.
    Afin de s’adapter au plus près des nouveaux besoins de Service public, les mobilités internes sont priorisées pour pourvoir les postes vacants avec l’appui d’un véritable accompagnement à la mobilité. Un examen très rigoureux de toutes les demandes de recrutement et des remplacements, une réflexion systématique sur l’efficience de l’organisation sont réalisés. Les créations de postes sont systématiquement contrebalancées  par des suppressions.

    • La subvention au CCAS de Poitiers en hausse

    Les subventions versées en net évoluent globalement de 0.7%. Elles intègrent la subvention du CCAS (8,4 M€) qui augmente de 1,0 %. Hors CCAS, les subventions sont globalement stables.

    Une dette optimisée

    3 points essentiels sont à noter concernant la dette :

    • L’encours de la dette par habitant est inférieur à la moyenne des villes de même taille (1 232 € pour Poitiers contre 1 375 €).

    • Une capacité de désendettement de 8,6 ans sur le budget principal, meilleure que la moyenne de la strate. Les spécialistes considèrent qu’il ne faut pas dépasser 11 ans. 

    • La nature des emprunts : 90 % sont des emprunts classiques et 10 % sont à faibles risques. Aucun emprunt toxique donc pour Poitiers.