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  • Les arbres remarquables de Poitiers

    Le cèdre du Liban du cimetière Chilvert - Ville de Poitiers

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    • Le cèdre du Liban du cimetière ChilvertLe cèdre du Liban du cimetière Chilvert
    • Les cèdres pleureurs de la RoseraieLes cèdres pleureurs de la Roseraie
    • Le Cèdre du square Saint-HilaireLe Cèdre du square Saint-Hilaire
    • Le noyer du stade de la Demi-luneLe noyer du stade de la Demi-lune
    • L’arbre de Judée porte une lourde légende, Judas Iscariote s’y serait pendu après avoir trahi Jésus.L’arbre de Judée porte une lourde légende, Judas Iscariote s’y serait pendu après avoir trahi Jésus.
    • L'arbres à tulipes du Parc de BlossacL'arbres à tulipes du Parc de Blossac
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    • Le peuplier d’Italie à Saint-CyprienLe peuplier d’Italie à Saint-Cyprien
    • Les amandiers de la viergeLes amandiers de la vierge
    • Les cyprès chauves des bords de ClainLes cyprès chauves des bords de Clain
    • Séquoia géantSéquoia géant

    Les arbres remarquables de Poitiers

    Les cèdres pleureurs de la Roseraie

    Leurs branches aux épines bleutées dégringolent en rideau et viennent chatouiller les canards barbotant tranquillement à leurs pieds. Dans le parc de la Roseraie, le promeneur peut admirer deux magnifiques cèdres pleureurs, des arbres majestueux au port surprenant. Leur particularité ? De longues branches charpentières qui partent à l’horizontal, avec de multiples rameaux retombant. D’une envergure d’une quinzaine de mètres, ils prennent place autour des deux bassins du parc. Des étaies sont indispensables pour supporter leurs lourdes branches.
    Moins connu que le cèdre du Liban, le cèdre pleureur de l’Atlas, cedrus atlantica Glauca Pendula de son nom latin, est originaire d’Afrique du Nord. Cette variété a été introduite en Europe il y a près d’un siècle. Les deux cèdres pleureurs poitevins n’ont pas encore tout à fait atteint cet âge vénérable mais s’en approchent. 
    On remarquera que l’une des branches d’un des cèdres marque l’entrée du petit pont reliant les deux bassins. Il faut saluer la technicité des jardiniers municipaux qui, par le biais de l’étayage et de la taille, ont pu « guider » la branche. Des branches qu’il faut néanmoins régulièrement alléger afin de dégager les passages.
    Les lumières de l’automne sont parfaites pour sublimer encore davantage le bleu argent de leurs épines. Quand leurs voisins se dénudent, ces arbres persistants gardent leur superbe.

    Les séquoias géants des Prés-Mignons

    Imposants et accueillants, les rameaux au feuillage persistant du plus grand séquoia du parc des Prés-Mignons invitent à l’escalade. Les enfants aiment grimper sur ses longues branches qui descendent à moins d’un mètre du sol pour les mener à son large tronc.
    À Poitiers sud, entre l’accueil de loisirs La Ferme et le parc de la « villa Bellejouanne », ce séquoia géant (sequoidendron gigantenum) de 33 mètres de haut et 2 mètres de diamètre a deux petits frères, un situé à quelques mètres de lui, et l’autre devant le « château ». Une dizaine de ces arbres « américains » a ainsi été plantée à Poitiers il y a un siècle et demi, époque où il était d’usage de peupler les parcs des châteaux français d’arbres d’ornements. On date ceux des Prés-Mignons de 1882 environ, année de construction de la maison de la famille Babillé.
    À l’instar de tous les vieux arbres de Poitiers, ce séquoia bénéficie d’un contrôle annuel. Aujourd’hui, « nous sommes obligés de fermer la zone pour éviter les tassements », indique Sébastien Rousseau, responsable de l’élagage au service des Espaces Verts. « Le piétinement autour des troncs provoque un étouffement du sol et fragilise ces arbres centenaires aux racines profondes et étendues. » Un périmètre de protection est mis en place grâce à une clôture en bois, tandis qu’un dépôt de broyat aux pieds apporte des éléments nutritifs pour les arbres. Le broyat a aussi pour avantage de limiter les adventices et maintenir la fraîcheur. Un petit coup de fouet nécessaire pour aider à prolonger la longue vie des séquoias.

     

    Les cyprès chauves des bords de Clain

    Emblème de la Louisiane, le cyprès chauve a été intégré au paysage poitevin depuis une quarantaine d’années. Face au Moulin de Chasseigne, sur votre gauche, vous en trouverez deux au bout d’une petite avancée de terre sur le Clain. Le cyprès chauve est un arbre des marais. Attention de ne pas tomber : ses racines ressortent de terre. Ces pneumatophores, sorte de « bouche » de l’arbre, lui permettent de respirer. 
    A terre, des feuilles brunes forment un tapis léger et souple. Le cyprès chauve a beau appartenir à la famille des conifères, en hiver il perd ses épines vertes et douces.  
    Levez à présent les yeux. La base de l’arbre, jusqu’à deux mètres de hauteur, est faite de contreforts. Des « jambes » qui forment un ancrage fort au sol et desquelles partent ses racines.
    Admirez enfin sa forme pyramidale jusqu’à son sommet. Les branches, nues en hiver, forment des courbures particulières. Elles donnent d’ailleurs des indications sur son âge. Plus elles sont courbées et plus l’arbre est ancien. 
    Vous pouvez alors quitter ce petit coin au bord du Clain pour une promenade qui vous mènera du square de la Villette à la passerelle de Montbernage. Avant, prenez le temps de vous arrêter devant le cyprès chauve du Jardin des Plantes. Celui-ci trône à 28 mètres de hauteur et ses branches, très recourbées, en font un arbre centenaire.

     

    L’amandier de la Vierge

    C’est un arbre qui est, sans doute, venu naturellement, sans l’intervention d’un jardinier. Une graine semée par le vent qui a pris racine... au pied de Notre-Dame des Dunes ! L’amandier de la Vierge a donc poussé incliné, son tronc s’adaptant à cet environnement monumental. Son écorce est noueuse, torsadée. Et cet arbre « à morphologie adaptative », culminant à 15 mètre de hauteur, est aujourd’hui centenaire. Ce qui est rare en milieu urbain.
    L’amandier, prunus amygdalus ou prunus dulcis, est une très ancienne essence, introduite entre le IIIe et le Ve siècle avant J.-C dans le midi de la France. Sa particularité ? Son fleurissement précoce qui annonce la fin de l’hiver. C’est le premier arbre fruitier à fleurir, dès les premiers jours de mars. Ses fleurs délicates et d’un blanc éclatant en font l’un des symboles de l’amour et de la virginité. De la famille des rosacées, ces fleurs fragiles s’adaptent bien au climat local. Les feuilles apparaissent ensuite mais il faut attendre le début de l’été pour que donnent ses fruits. 
    Pour l’entretien de cet arbre remarquable, les jardiniers municipaux sont particulièrement attentifs à la taille, d'un rayon, moyen de 4,5m.
    En ces premiers beaux jours, il faut se promener du côté de Notre-Dame des Dunes. Admirer le point de vue et surtout (re)découvrir l’amandier de la Vierge, constellé de fleurs délicates venant embellir l’un des plus emblématiques monuments de Poitiers.

    L’arbre de Judée fleurit les Trois cités

    Au pied du 15, rue de la Vallée-Monnaie (à côté du centre commercial des Trois Cités), l’arbre de Judée n’est pas l’unique de Poitiers mais il est le plus gros. Il s’élance sur 8-9 mètres de haut. A cet endroit, il ouvre une promenade derrière les immeubles, à proximité d’une aire de jeux pour enfant. Fin mars-début avril, ses fleurs roses pourpres et ses feuilles vertes bleutées annoncent le réveil de la nature. Son fruit, une gousse aplatie qui lui vaut de porter aussi le nom de gainier, mûrit pendant les mois d’été. Il renferme des graines beiges très appréciées des mésanges bleues et charbonnières. 
    L’immeuble, à moins de cinq mètres, explique sans doute l’inclinaison de l’arbre, à la rechercher la lumière. Aucun danger pour qui passe en promenade ou souhaite s’y adosser. Pour s’adapter à cette pousse spécifique, l’arbre a renforcé sa musculature par des phénomènes de tension et de compression qui s’équilibrent : alors que la tension étire le bois vers l’extérieur de la courbure, la compression serre le bois à l’intérieur. Le tronc présente enfin des cavités et des nécroses et, à son pied, un champignon, dit « linivore ». Aucun entretien particulier n’est pourtant nécessaire, mais la surveillance est régulière. Une sonde, appelée résistographe, plantée dans le tronc calcule ainsi la résistance du bois.

    Le Cèdre du square Saint-Hilaire

    C’est un arbre majestueux qui côtoie l’un des fleurons du patrimoine poitevin. A deux pas de l’église Saint-Hilaire, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, trône un cèdre de l’Atlas de plus de 150 ans. C’est le plus vieil arbre aux abords de l’église romane. Les plateaux à sa cime le confirment : celle-ci s’aplatit avec l’âge, c’est l’une des caractéristiques du Cedrus atlantica. Originaire des montagnes d’Afrique du Nord, cette espèce a été introduite en Europe à partir de 1839. Qui sait : peut-être a-t-il été planté là sur les recommandations de Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments historiques, qui contribua à faire classer l’église au XIXe siècle.
    Au centre du petit square Saint-Hilaire, l’arbre est d’abord impressionnant par sa taille, près de 35 mètres de haut pour un périmètre d’environ 12 mètres. L’envergure de ses longues branches en fait un coin d’ombre très apprécié des promeneurs, des touristes et des bambins de l’école tout proche. Deux bancs sont installés à son pied, pour savourer la quiétude du lieu. Mais il faut aussi venir se promener dans le quartier de nuit. Un éclairage dédié met en valeur sa majesté. 
    Situé dans le périmètre du plan de sauvegarde et mise en valeur (PSMV), ce cèdre est classé « arbre remarquable ». Il ne manifeste aujourd’hui aucun signe de problème. La surveillance des agents du service des Espaces verts consiste uniquement en une taille d’allégement régulière. L’arbre possède des branches basses : un port naturel que les jardiniers veillent à conserver.

    Le peuplier d’Italie à Saint-Cyprien

    Au bord du Clain et de la Boivre, vous en croiserez souvent au cours de vos balades. Mais pas aussi grand, aussi majestueux que celui situé pont Saint-Cyprien, à l'entrée de l'ancien hôpital Pasteur. Ici, le peupliers d'Italie – de son nom latin populus nigra Italica – a près de 200 ans, mesure plus de 35 mètres sur deux mètres de large. S'il a pu se développer ainsi, c'est grâce à la proximité du Clain et au terrain d'alluvions dans lequel il puise sa nourriture. Son caractère exceptionnel, son esthétisme n'ont pas laissé indifférente l'association Vienne Nature qui l'a classé comme l'un des « arbres remarquables » de Poitiers. 
    Côté entretien, comme tous les aînés, le peuplier d'Italie de Saint-Cyprien bénéficie d'une surveillance accrue de la part du service Espaces verts. Aujourd'hui, la seule intervention – tous les 2 ans environ – consiste à enlever le bois mort pour éviter les chutes de branches sur la route.
    Le meilleur moment pour l'admirer : l'été, ses branches étant très fournies de petites feuilles claires. Mais aussi en plein hiver pour admirer la charpente de ce géant. Le peuplier d'Italie est, en effet, spécial dans sa forme puisqu'il compte plusieurs branches dès sa base, et non un seul tronc.

     

    Le cèdre du Liban du cimetière Chilvert

    Impressionnant. C’est le premier mot qui vient à l’esprit quand on se retrouve au pied de ce géant de 30 mètres. Le cèdre du Liban du cimetière Chilvert – facile de le retrouver tant il dépasse d’une large tête tous les Cupressus des lieux – affiche entre 200 et 250 ans. Il a certainement été planté au moment de la création du cimetière en 1797 suite à la décision de déplacer les lieux de sépulture « hors des murs de la ville » pour des raisons de salubrité et d’encombrement. Le cèdre se situe donc dans la partie la plus ancienne du cimetière. 
    La particularité de ce résineux tient notamment au plateau que forment ses branches les plus hautes et qui lui font ainsi occupé une très grande étendue dans l’espace. Placé sous l’arbre, il est possible d’observer son architecture. Autre particularité : ses pommes de pin ont une forme arrondie et non conique. 
    Côté entretien, pour préserver celui qui a traversé toutes les tempêtes et toutes les guerres, le service Espaces verts apporte une attention particulière en passant le contrôler deux fois par an. Le cèdre ne nécessite pas d’entretien particulier si ce n’est enlever le bois mort et alléger parfois les branches horizontales devenues trop lourdes. Si aucun événement ne vient troubler sa quiétude, il y a de grandes chances que le cèdre de Chilvert n’en soit qu’à la moitié de sa longue vie. 

    Le noyer du stade de la Demi-lune

    Ses voisins immédiats ? Les deux stades de la Demi-lune et un terrain de pétanque. Situé au fond de l’aire de jeu située rue de Salvert, ce majestueux noyer bientôt centenaire bénéficie d’un site préservé pour déployer ses longues et nombreuses branches. Une belle architecture qui se déploie sur près de 22 mètres de diamètre pour un arbre qui culmine (seulement) à 18 mètres de hauteur. L’arbre est un noyer commun, ou Juglans regia, une essence introduite en Europe au Moyen-Âge. Le « gauguier » est le nom (en moyen-français) du noyer au XIIe siècle, une appellation qui provient de la gaugue ou grosse noix. Le noyer est une essence originaire d’Asie mineure. L’espèce réagissant mal à la taille, l’entretien du noyer de la Demi-lune se limite donc à une taille douce et quelques allégements. L’arbre, conservé au moment de l’aménagement du stade, faisait probablement partie d’une haie bocagère, au temps où les terrains agricoles s’étendaient dans le quartier. Un autre noyer remarquable, encore plus grand et plus âgé, se cache derrière l’Auberge de jeunesse (1 rue Roger Tagault) à Bellejouanne. Mais il faut traverser l’établissement pour pouvoir l’admirer. Le bois de noyer est une essence noble, utilisée en ébénisterie. Pour mémoire : en octobre, c’est la pleine saison des noix, comestibles uniquement lorsqu’elles sont tombées au sol. Avis aux promeneurs…

     

    L'arbre à tulipes du parc de Blossac

    Ce n'est pas le plus vieux, ni le plus grand, ni le plus atypique mais à l'automne, lorsqu'il se pare de sa robe dorée, l'arbre à tulipes (Liriodendron Tulipifera) ou tulipier de Virginie du parc de Blossac est certainement l'un des plus beaux du parc. 
    En effet, début novembre, ses feuilles, larges avec quatre lobes, prennent une couleur jaune vif. Un spectacle qui s'observe durant une quinzaine de jours. Il est d'autant plus grandiose que l'arbre à tulipes est mis en relief par ses voisins - un if, des tilleuls, des boulots ou encore un albizia - qui arborent des couleurs d'automne somme toute très classiques. 
    Pour le trouver dans le parc ? Rien de plus simple, il trône, du haut de ses 25 m, à côté du bassin situé à proximité de la grotte et du kiosque, dans le jardin anglais de Blossac.
    L'autre particularité de cet arbre est, comme son nom l'indique, de donner au printemps des fleurs jaunes en forme de tulipes. 
    Autant de caractéristiques qui en font une espèce très appréciée des parcs et jardins. C'est d'ailleurs plus pour celles-ci que pour ses atouts en sylviculture (bois léger et tendre) que l'arbre a traversé l'Atlantique au 18e siècle. Il est originaire de l'Est des Etats-Unis.   
    A Poitiers, il a fallu attendre les années 1950, lors de l'aménagement du parc animalier à Blossac, pour que le premier spécimen soit mis en terre. Sa localisation à côté du bassin n'est pas due au hasard : c'est un arbre qui pousse dans les endroits frais. Le sexagénaire a encore de beaux jours devant lui car il peut vivre 300 ou 400 ans.

    Le pacanier : unique à Poitiers

    Pour le voir, direction le jardin des Plantes. Son jardin botanique plus particulièrement. Il aurait été planté ici il y a environ 80 ans et n’en est encore qu’à la moitié de sa vie. Cousin éloigné du noyer, le pacanier – le seul de Poitiers – domine majestueusement le jardin botanique à environ 30 mètres. A taille adulte, il aura encore gagné 10 à 20 mètres. 
    Approchez-vous de plus près, vous remarquerez son écorce rugueuse. Certaines espèces se desquament complètement. Baissez les yeux au pied du pacanier, vous apercevrez ici ou là des coquilles qui enferment le fruit du pacanier : la noix de pécan. C’est elle qui explique d’ailleurs que le pacanier trône dans le jardin botanique. La noix de pécan est en effet connue pour ses richesses gustatives et nutritionnels (notamment en antioxydants) et se consomme dans les pâtisseries, le chocolat ou encore à l’apéritif. 
    Importé des Etats-Unis au 19ème siècle, le pacanier est peu répandu en Europe. Sans doute parce qu’il aime avant tout les étés longs et chauds et les hivers rudes, en tout cas pour garantir une fructification optimale. C’est à l’automne que ses feuilles prennent des couleurs jaune-orange marbrées et que le pacanier devient encore plus visible, entre le magnolia et le cèdre du Jardin des Plantes.