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Actualité | Vie de la cité | 10/04/2020

Les maisons de quartier sur le terrain

Les maisons de quartier sur le terrain - Maison de quartier de beaulieu
Actualité | Vie de la cité | 10/04/2020

Les maisons de quartier sur le terrain

Pour maintenir les liens avec les familles pendant cette période difficile, les animateurs des maisons de quartier vont au contact des habitants sur le terrain, en binôme et dans des temps limités. Exemple à Beaulieu : 

Maintenir des liens de proximité

« C’est une situation inédite. On travaille au jour le jour. » Julie Grimaldi est animatrice jeunesse au centre de Beaulieu. Depuis le début du confinement, comme l’ensemble des équipes des maisons de quartier de la ville, elle a repensé ses modes d’actions. Réseaux sociaux, téléphone… Objectif : maintenir des liens de proximité avec les habitants dans cette période particulière, épauler ceux qui en ont besoin. Trois fois par semaine, deux heures durant, les animateurs du centre de Beaulieu sont également sur le terrain. « Même si nous sommes régulièrement en contact téléphonique avec les familles, en face à face, le rapport humain change et les gens se confient plus facilement sur leurs éventuelles difficultés, qu’elles soient financières ou autres », note la professionnelle.

Distribution (sans contact) de colis scolaires

Lors de ces « actions de proximité », équipés de masques et vêtus de chasubles colorées, les animateurs allient dialogue et pédagogie. « Nous commençons toujours notre visite par les écoles du quartier où nous récupérons des colis à destination des enfants. Les équipes pédagogiques préparent leçons, exercices et activités pour les élèves ne disposant pas de l’équipement informatique nécessaire. Nous allons les livrer aux familles dans les boites aux lettres ou devant leurs portes. Les devoirs sont un biais pour entrer en contact sans se voir, rappeler que nous sommes là, nous travaillons, nous sommes joignables », explique Julie Grimaldi.

Confinement bien respecté

Toujours en binôme, les animateurs se rendent sur les places principales du quartier, déposent des attestations de déplacement dans les commerces et les boîtes à livres du quartier. « Le confinement est bien respecté, nous ne croisons pas tant de monde que cela », note-t-elle. « Les personnes que l’on voit dehors sont des récalcitrants. On essaie d’ouvrir le dialogue, donnons des attestations et rediscutons de la maladie et de sa contagiosité… »