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La reconquête des berges du Clain se poursuit

Dossier | Environnement | 17/04/2018
 - Daniel Proux
Dossier | Environnement | 17/04/2018

La reconquête des berges du Clain se poursuit

Ils appartiennent au patrimoine industriel de Poitiers et vont devenir dans les prochains mois des parcs poitevins ouverts sur le Clain. Du Nord au Sud, les projets liés à la reconquête des berges du Clain sont une promesse de belles promenades.

Au sud : l’ilot Tison, des berges aménagées

200 mètres de berges ont été aménagés et bonne nouvelle : les crues hivernales n’ont rien endommagé. L’opération, qualifié de « génie végétal » a consisté à :

  • Consolider les berges existantes,

  • Adoucir les pentes trop abruptes pour permettre les plantations,

  • Planter des grands piquets tressés de saules formant ainsi une barrière contre le courant face à la chute d’eau.

  • Ensemencer les berges avec des plantes spécifiques, principalement des saules dont les racines vont tenir la berge.

L’accès au bord de l’eau sera prochainement possible par un ponton.

Des tables de pique-nique et des bancs ont été installés.

Un verger pour le bonheur des cueilleurs

Un verger de 70 arbres de variété de fruits locaux et anciens a été planté.

Pommiers, cerisiers, poiriers, pêchers et pruniers ont une valeur pédagogique avec leurs noms écrits sur les tuteurs. En saison, ils feront le bonheur des cueilleurs.

La passerelle flottante arrive à l’ilot Tison

En attendant, la restauration de la scierie se poursuit avec la pose d’une toile synthétique et translucide sur la charpente restaurée. D’en haut, tout le travail est apparent. D’en bas, l’endroit est baigné de lumière.
L’installation de la passerelle débute ce mois d’Avril. Dessinée par l’architecte Dietmar Feichtinger, elle est fabriquée par l’entreprise du Maine et Loire La Verchéenne, déjà à l’œuvre de la passerelle de Montbernage. Longue de 40 mètres, la passerelle arrivera en deux morceaux assemblés sur le site.
Flottante, elle repose sur des pieux et des caissons aux extrémités et un flotteur central, étudiée pour se replier à l’étiage et suivre la hauteur de l’eau, 20 cm au dessus de la côte des crues les plus importantes jamais observées à Poitiers (en 1982).

Au Nord : le Moulin Apparent

L’ancienne station d’épuration, route de Paris, est aussi un témoin du passé, le thème choisi pour la reconversion du site en cadre champêtre propice aux ballades.

Un architecte rochelais et une scénographe poitevine ont planché sur un projet de mise en scène en référence aux «fabriques» des jardins du 18ème siècle.

« Par le détournement d’objets et de matériaux, l’idée est de changer l’image du site d’une ancienne station d’épuration par l’art et la culture » souligne Ludovic Richet, chargé d’opération de la direction eau et assainissement de Grand Poitiers.

Les services paysages des espaces verts et Hygiène Publique et Qualité Environnementale sont partie prenant sur le volet aménagement et écologie des berges et des cheminements.

Certains ouvrages ont été déconstruits :

  • Le silo de filtration des boues

  • Des locaux annexes et anciens bureaux.

D’autres, avec un intérêt architectural  et patrimonial, permettront de garder le lien avec le cycle de l’eau :

  • Un bassin d’eau qui deviendra un jardin de plantes de lieux humides.

  • Un bassin, au bout du site, sera planté d’arbres comme une sorte de pot de fleurs géant, idéalement situé pour être un signal d’entrée de ville.

L’avant-projet sera connu d’ici mai 2018.