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CHU de Poitiers : un programme sur la DMLA retenu dans le cadre du fonds Aliénor

Dossier | Recherche | 26/12/2018
CHU de Poitiers : un programme sur la DMLA retenu dans le cadre du fonds Aliénor - CHU de Poitiers
Dossier | Recherche | 26/12/2018

CHU de Poitiers : un programme sur la DMLA retenu dans le cadre du fonds Aliénor

Dans le cadre du fonds Aliénor, un important programme sur la Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) a été retenu. Son but : comprendre pourquoi certains patients âgés développent la maladie et d’autres non.

La DMLA qui touche 6 % des plus de 60 ans

La prise en charge des pathologies rétiniennes constitue l’activité la plus importante du service d’ophtalmologie du CHU de Poitiers. Parmi les pathologies, figure au premier rang la DMLA qui touche 6 % des plus de 60 ans. Du fait du vieillissement de la population, le nombre de cas ne cesse de croître. La DMLA correspond à une dégradation d’une partie de la rétine, la macula, pouvant mener à la perte de la vision centrale.
Afin de mieux comprendre les mécanismes qui conduisent au développement de cette maladie, une importante étude en recherche fondamentale est menée par le professeur Nicolas Leveziel, chef du service d’ophtalmologie du CHU de Poitiers en lien avec l’équipe Thérapies cellulaires dans les pathologies cérébrales du laboratoire INSERM 1084.
« Toute la complexité de la DMLA, dont nous ne connaissons pas les causes de l'apparition, est qu’il n’existe pas de modèle animal », précise le Pr Leveziel. « Aussi, il est nécessaire de créer un modèle de DMLA humain in vitro afin de comprendre ces mécanismes. » Réaliser des modèles cellulaires de la DMLA consiste à transformer des cellules de sang, les érythroblastes, en cellules de la rétine.

Vers de nouveaux traitements

« Pour cette étude, nous étudions des formes sévères de DMLA. Nous allons comparer des cellules de la rétine issues de patients souffrant de DMLA à des cellules de la rétine issues de patients ne l'ayant pas. Le but est de rechercher des différences en termes de survie cellulaire, de morphologie, de réponse à un stress oxydatif… de façon à pouvoir évaluer de nouveaux traitements. »
Pour transformer les érythroblastes en cellules de la rétine, il faut compter près de 6 mois de manipulation sur la paillasse du laboratoire, d’où un coût énorme en temps de recherche. Depuis septembre 2017, ces travaux en recherche fondamentale sont soutenus par le groupe AG2R La Mondiale Centre Ouest Atlantique, financement complété par celui de l’association Les Yeux Grands fermés et du CHU de Poitiers.

Pour en savoir plus

Sur le fonds Aliénor

Sur le CHU de Poitiers