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La Caserne Pont-Achard à Poitiers va devenir un tiers-lieu

Dossier | Vie de la Cité | 01/04/2021
Léonore Moncond'huy, Maire de Poitiers, remet symboliquement les clés de l'ancienne caserne des pompiers de Pont-Achard au collectif porteur du projet de transformation en tiers-lieu, pour co-construire l'avenir de ce lieu central du quartier de la gare. - Yann Gachet
Dossier | Vie de la Cité | 01/04/2021

La Caserne Pont-Achard à Poitiers va devenir un tiers-lieu

La Caserne Pont-Achard, qui appartient à la Ville de Poitiers, est un élément central du projet de renouvellement du quartier de la gare, et en constitue la première étape. Ce lieu emblématique du quartier deviendra un tiers-lieu avec différents usages : hébergement d’activités économiques, espaces récréatifs, espaces de solidarités, espaces culturels. Son originalité ? Le projet se définira au fil des mois avec ses premiers occupants, et celles et ceux qui souhaiteraient s’y installer. Dans une logique d’ « urbanisme transitoire », la Caserne va prendre vie dès avril 2021, avant qu’une phase de travaux ne vienne la transformer durablement.

La Caserne « en transition »

Dès l’été 2021 et durant cette période transitoire, la ville souhaite que la caserne soit un laboratoire expérimentant une co-construction avec les riverains, les usagers potentiels, les membres du collectif déjà rassemblés, la collectivité et les financeurs.

Les espaces seront progressivement mis en sécurité et accessibilité pour faire vivre le projet, l’ancienne caserne des pompiers n’ayant pas été conçue pour accueillir du public. L’expérimentation, qui porterait sur les parties du bâtiment rendues accessibles, concernerait :

  • un usage d’animation (organisation d’événementiel, lieu de création…),

  • un usage économique (accueil de porteurs de projets Économie sociale et solidaire)

  • un usage citoyen (espace de consultation/concertation sur le projet "Gare").

  • un usage de solidarité est déjà opérant puisque la halte halte-répit coordonnée par le Centre communal d’action sociale est installée)

Cette période préfiguratrice vise à créer un lieu ouvert et convivial, lieu de vie, de détente et également lieu de travail intellectuel, manuel, d’apprentissage, défendant des valeurs de l’ESS qui seront le terreau du futur tiers-lieu.

En 2021, la Ville a inscrit au budget une enveloppe de 120 000 € en fonctionnement et de 300 000 € en investissement. Inscrit dans l’Accord régional de relance, l’Etat a annoncé une participation de 560 000 € et la Région Nouvelle-Aquitaine accompagnera à travers sa politique de soutien à l’ESS et dans le cadre de sa politique contractuelle avec le territoire sur une partie des investissements.

D'un groupe d'acteurs ESS à un Collectif Caserne pour animer et coordonner le projet

Le collectif de la caserne résulte du travail initial d’un groupe d’acteurs de l’ESS (Économie Sociale et Solidaire) défendant l’opportunité offerte par le modèle “tiers-lieux” pour le développement du territoire et ses opportunités de coopération.

Ces 5 organisations de l’ESS (la CRESS, Ekitour, Habitat Jeune Kennedy, ACEASCOP et le CAPEE) ont commandité un plaidoyer "Quand les friches urbaines deviennent des tiers-lieux” réalisé par des étudiants de l'université de Poitiers regroupés dans la SCIC B323. Un plaidoyer finalisé en 2020 et qui a fait l'objet d'une communication auprès de l'ensemble des listes candidates aux élections municipales de la Ville de Poitiers.

A l'issue des élections municipales, la nouvelle équipe élue a souhaité concrétiser la proposition du Collectif ESS visant la transformation de la caserne en un tiers lieux à vocation économique, sociale et solidaire, véritable espace d’échanges et de rencontres, lieu de vie et de travail, permettant d'expérimenter, de tester des projets, de nouvelles formes d’organisation et de gouvernance, de coopération territoriale.

Le collectif caserne s'incarnera d'ici l'été 2021 sous la forme d'une association qui sera amenée à définir un modèle économique soutenable, à penser et occuper les espaces durant une phase dite d'urbanisme transitoire (2021-2022), préfigurant la transformation finale du lieu à partir de 2022, sous la forme d'une SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif).

Olivier Delhumeau, entrepreneur engagé dès le début à la transformation de la caserne en tiers-lieux, a été missionné pour le montage opérationnel et la coordination des actions entre le Collectif et la Ville. Le collectif s’organise en commissions thématiques définissant des cercles de travail désormais en action : Cercle juridique et gouvernance ; Cercle premiers usages des espaces ; Cercle assistance à maîtrise d'ouvrage ; Cercle modèle économique.

A ce jour, le collectif est composé de 47 structures (30 associations, 9 coopératives, 3 Sarl /Sasp) mais aussi de citoyennes et citoyens, formant une équipe de 65 personnes. Sa composition est en continuelle évolution.

Plateau Urbain, coopérative d’immobilier solidaire et d’urbanisme transitoire menant des activités de gestion d’espaces d’activités temporaires à prix maîtrisé, pourra être partenaire de l’opération sur l’activation du site, en complémentarité des compétences existantes à l’échelon local.

Contact : lacaserne@poitiers.fr